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TCHERNOBYL - 26 AVRIL 1986

Explosion du réacteur No 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Les habitants des zones contaminées subissent les graves conséquences de TCHERNOBYL et les enfants en sont les premières victimes ! Une grande partie du nuage radioactif est retombée sur le territoire de la République du Bélarus contaminant ainsi le sol, l'eau et la population.

 

Les enfants sont les premières victimes des radiations, et 80% de la contamination provient de la nourriture qu’ils absorbent. Au Bélarus, la plupart des terres lourdement irradiées ( 23 % du territoire national ) continuent d’être cultivées. On se nourrit grâce au lopin de terre familial où tomates, pommes de terre, carottes et autres..., poussent sur une terre imbibée de césium 137. Le césium 137 toujours présent dans les sols et la végétation, continue à contaminer la population par le biais des produits alimentaires.

 

Le césium 137 a la particularité de se fixer facilement dans les tissus mous (muscles, reins, poumons, foie, cœur, ...) ainsi que dans les tissus osseux des enfants. Comme tout corps radioactif, le césium est susceptible, à plus ou moins long terme, d'induire des cancers.

 

En pratiquant des autopsies, le professeur Youri Bandajevski et son équipe ont montré que le césium 137 s’accumulait dans les tissus musculaires, à commencer par le cœur : 70% des 2000 enfants contrôlés dans la zone très contaminée de Gomel (Bièlorussie) souffrent de pathologies cardiaques. La concentration de césium dans les reins provoque des dysfonctionnements graves dès la naissance.

 

De vastes zones de Biélorussie restent toujours, 30 ans après la catastrophe, lourdement contaminées.

TCHERNOBYL - 29 NOVEMBRE 2016

On vient de glisser un nouveau "sarcophage" sur le réacteur de Tchernobyl explosé en 1986.

Mais tout est-il pour autant sous contrôle ? Sans doute pas…

En recouvrant le réacteur accidenté, ce dôme spectaculaire peut générer le sentiment que maintenant tout est sous contrôle et que les conséquences de Tchernobyl appartiennent pour l’essentiel au passé.

 

Or il n’en est rien. Les populations touchées, au Belarus, en Ukraine, et en Russie, continuent en fait à payer un lourd tribut sanitaire à la catastrophe.

Les analyses les plus récentes effectuées par l’Institut indépendant Belrad, de Minsk, montrent des pics de contamination assez élevée dans les corps des enfants, dont il fait un examen périodique.

 

Le phénomène est en partie dû aux incendies de 2015 qui, dans le Sud du Belarus, ont remis en suspension de nombreuses particules accumulées dans les végétaux. De nombreux témoignages de terrain attestent aussi d’un état de santé toujours dégradé dans ces populations. En Ukraine, le professeur Youri Bandajevski, poursuivi dans un procès bidon et banni du Belarus pour avoir dénoncé les graves atteintes à la santé des populations, poursuit avec un financement européen des recherches importantes sur les populations touchées, particulièrement les enfants affectés de pathologies atypiques. Il vient de faire état de la découverte de nouveaux mécanismes physiologiques pouvant expliquer l’altération de la santé des enfants, qui se manifeste de multiples façons.

 

Du côté russe, une étude importante, menée conjointement par des équipes russes et françaises de l’IRSN sur les problèmes cardiaques des enfants, devait être achevée et communiquée en avril 2016. Elle semble aujourd’hui mise sous le boisseau dans des conditions inexpliquées.

 

 

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Cet article, est un extrait d'une opinion de Marc Molitor, journaliste et auteur du livre "Tchernobyl, déni passé, menace future?" ( Ed. Racines ).

La Libre.be - Publication du 02 décembre 2016.

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